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nerj - judo - pédagogie

Vendredi 11 février 2011 5 11 /02 /Fév /2011 09:19

Vendredi 11 février 2011.

446 - NERJ - TECHNIQUE - gérer la pré-programmation de gestes intentionnels.

 

 

          

          C'est en regardant la définition du mot "praxie" que j'ai mesuré, une fois de plus, l'importance de la pratique du Judo pour les enfants et les adultes.

 

          La "praxie",  est le fait d'acquérir une gestion automatisée de gestes après en avoir fait l'apprentissage. Chaque mouvement de Judo est une praxie plus ou moins complexe.

 

          Un mouvement de judo est en effet l'assemblage de plusieurs gestions d'actions qu'il faut placer dans un contexte d'espace et de temps.  Mais la mobilité et  les positions respectives  changeantes des deux pratiquants rendent parfois difficile les exécutions en déplacement.

 

          C'est sans doute pour ses raisons que beaucoup de Professeurs ont tendance à privilégier un travail statique sur un partenaire neutre afin de mieux maîtriser et coordonner leurs positions pour agir. C'est notre cas. Cependant dès que la maîtrise de la chute est suffisante, ainsi que le contrôle du partenaire dans la chute, nous plaçons l'étude dans le contexte du déplacement avec un partenaire neutre (c'est le YAKU SOKU GEIKO). Progressivement on introduit la notion de résistance avec la pratique du KAKARI GEIKO, avant d'évoluer vers le RANDORI, puis le SHIAI (compétition). Attention on n'a jamais fini de perfectionner un mouvement.

 

          Cependant il est étonnant de voir qu'une fois acquises les praxies simples ne s'oublient pas, et qu'une fois mises en place, l'initiation du geste ne réclame que l'évocation de la finalité de l'acte. D'ailleurs, certaines praxies de la vie courante constituent de véritables marqueurs du développement humain. En judo  c'est la même chose, la connaissance et l'exécution des mouvements révèlent l'âge, le grade, et le degré de respect des partenaires.

 

          Un mouvement réussi nécessite donc une bonne planification et l'automatisation de gestes volontaires liés entre eux..

 

          Pour favoriser ces apprentissages, et les cheviller au corps, il convient donc de favoriser le langage, le raisonnement, et d'associer le conceptuel pour un meilleur résultat concret.

  DIRECTIONS DES ATTAQUES

         

          Le travail statique effectué depuis septembre a permis d'orienter plusieurs techniques d'attaques dans des directions différentes.

 

  •  * Mercredi prochain, lors du Challenge des deux Jean-Michel, au CSA, avec l'aide d'un partenaire neutre, dans chacune des directions (schéma ci-dessus), chacun jettera son partenaire au sol, vite, fort, sur le dos, en le contrôlant bien. Dans ce cas l'arbitre annonvera IPPON.
  • * Si dans l'exécution il manque un des éléments  c'est WAZARI qui sera annoncé.
  • * YUKO pourra être donné s'il manque deux éléments.
  • * Rien ne sera attribué si le UKE tombe sur le ventre.

 

          Plusieurs combats seront possibles (YAKU SOKU GEIKO en poules de 4) et dans chaque direction et pour chacun c'est le meilleur résultat qui sera retenu.

IPPON = 100pts

WAZARI = 70pts

YUKO = 30pts

 

           Dans le rôle de l'arbitre, l'utilisation juste des termes et des gestes permettra d'obtenir (100pts), et la bonne tenue des feuilles de poules (100pts) .

 

Pour les inscriptions, les élèves du GR20 viendront un peu avant 15h et ceux du GR21 un peu avant 16h.

 

Donc, pas de cours à BONPLAND le mercredi 16 février,

mais entraînement au CSA pour le GR20 à 15h puis GR21 à 16h  

 

A suivre...

JMO

 

Par JMO - Publié dans : nerj - judo - pédagogie
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Mardi 16 novembre 2010 2 16 /11 /Nov /2010 11:25

Mardi 16 novembre 2010

421 - NERJ - LE JUDO et l'EDUCATION NATIONALE

          Le JUDO est un moyen privilégié de répondre au programme de l'EDUCATION NATIONALE, c'est notre conviction à l'NERJ, c'est aussi celle de la FFJDA. Bon nombre de parents de judokas enseignants en sont également convaincus. Et les Professeurs des Ecoles ceintures noires le sont encore plus ! La documentation de la FFJDA - Guide Judo à l'Ecole - juin 2010 nous donne une bonne vision sur ce sujet.

 

          En effet, le JUDO de par son activité propre, recoupe en partie les programmes EPS de l'Ecole. On y trouve en particulier l'idée de  "s'affronter collectivement et individuellement" dans des jeux d'opposition duelle - tels que  le judo...

 

Et les compétences a acquérir sont des plus diverses.

 

Des compétences spécifiques

On doit combattre à deux en attaquant et en se défendant, et pour cela il faut acquérir des savoir faire :

  • * Saisir et contrôler un adversaire
  • * Utiliser le déséquilibre pour faire tomber ou amener au sol
  • * Au sol, savoir immobiliser et savoir se dégager d'une immobilisation
  • * Savoir accepter le déséquilibre et chuter en toute sécurité 
  • * Assurer la sécurité de l'autre dans la chute
  • 

Des compétences transversales :

S'engager lucidement dans la pratique de l'activité

  • * Développement des notions d'espace et de temps (espace des tatamis, espace de projection)
  • * Développement de capacités motrices réinvestissables dans les autres activités physiques et notamment l'équilibration, la locomotion et la préhension.

Se confronter à l'application et à la construction des règles de vie et de fonctionnement

  • * Se conduire dans un groupe : accepter différents rôles (attaquant, défenseur, arbitre) - travailler/jouer/coopérer avec tous les autres - accepter et appliquer les règles - accepter le contact corporel - accepter le résultat - maîtriser son agressivité
  • * Accepter la victoire et la défaite avec la même sérénité
  • * Respecter les lieux de pratiques, des partenaires et des adversaires (salut - respect du code moral basé sur le respect et l'entraide).
  • * Avoir une hygiène de vie (propreté corporelle nécessaire et impliquée à la pratique).

Construire de façon de plus en plus autonome un projet d'action

  • * Choisir des adversaires à sa taille et/ou à sa mesure
  • * Se situer dans le groupe

 

Compétences transversales à toutes les disciplines portant notamment sur :

La capacité d'attention

  • * Ecouter la consigne - l'appliquer, la gérer
  • * Jouer tout au long du jeu proposé
  • * Faire attention aux évènements qui l'entourent (travailler au milieu des autres sans les blesser ni les subir)

Contribution du Judo à l'acquisition des compétences des sept piliers du socle commun :

Compétence 1 : Maîtrise de la langue.

  • * L'enfant sera invité à prendre la parole en groupe, à démontrer devant les autres, à expliquer ce qu'il fait...

Compétence 2 : Pratique d'une langue étrangère.

  • * L'enfant connaît et utilise les termes propres à l'activité.

 

Compétence 6 : Acquisition des compétences sociales et civiques.

  • * Le Judo est basé principalement sur la coopération de deux partenaires et sur le travail avec tous les élèves du même groupe. Le respect des autres, des lieux de pratique sont inhérents à notre discipline.

 

Compétence 7 : Accession à l'autonomie et l'acquisition de l'esprit d'initiative..

  • * L'élève doit au cours de son apprentissage dans des actions appropriées  décider de ce qu'il doit faire au moment voulu. De plus la pratique de l'arbitrage favorisera l'acquisition de cette compétence. 

           Le cycle judo permet à l'enfant d'avoir accès à un mode de culture différente de la sienne, notamment dans son comportement au Judo (savoir mettre une tenue de Judo, faire un noeud de ceinture, règles de salut du Dojo, du tatami, du Professeur, et des partenaires/adversaires) et en acquérant quelques termes de vocabulaire japonais concernant les lieux de pratique, les techniques et le règlement.

 

   D'après  la FFJDA - Guide Judo à l'Ecole - Juin 2010 

 

A suivre...

JMO

 

 

 

 

Par JMO - Publié dans : nerj - judo - pédagogie
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Lundi 8 mars 2010 1 08 /03 /Mars /2010 13:16
Lundi 8 mars 2010
347 - NERJ - sport loisir - notion d'effort


 oudine-jm-2006.jpg     
   Le club se développe régulièrement et l'effectif va croissant. Bientôt la centaine d'élèves. Qui pourrait se plaindre ?

          Cependant le nombre de cours, limité par les faibles possibilités d'utilisation de la salle de Judo, pose la question du nombre d'élèves par cours, et par niveau.

         En effet, difficile sur quelques cours d'associer un gros effectif et des niveaux différents. 

          Pour les débutants, un cours (le lundi) et deux cours (le mercredi après-midi) accueillent  un effectif correct d'enfants débutants ou non débutants, mais dont le grade n'excède pas la ceinture jaune. Ces élèves suivent un programme adapté qui leur permet de progresser régulièrement.

          Cependant, il n'en est pas de même pour les élèves plus anciens pour lesquels seuls le mercredi et le vendredi soir, les regroupent tous. Sur ces jours on  trouve, de élèves de poussins à cadets, dont les niveaux, les morphologies, et les motivations sont différentes.

          Alors, si pour les uns, les exercices proposés sont trop faciles, donnent la réussite immédiate, utilisent seulement une capacité antérieure, nécessitent peu d'effort.... pour les autres, c'est le découragement, lié à la difficulté des exercices, et à l'effort physique trop important. Les exercices entraînent alors rapidement la fatigue intellectuelle et physique, et le désintérêt.

          Seule une frange moyenne d'élèves, pour les mêmes exercices, est bénéficiaire. Seuls ces élèves, effectuent l'effort indispensable et mesuré, développent leurs capacités antérieures, ont la sensation de progresser et acquièrent des capacités nouvelles.

          Quand aux enseignants, l'effort fait pour dynamiser ces cours est un gaspillage d'énergie pour un rendement trop faible.

          Pour ces raisons, deux cours des 13 à 15 ans sera proposé après Pâques, dont un le samedi après-midi. Sur l'ensemble du club une répartition des élèves par cours et par niveau sera à respecter pour la rentrée 2010-2011.

           Il faut conserver une qualité d'enseignement à notre Ecole de Judo.


A suivre...
JMO

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Lundi 7 décembre 2009 1 07 /12 /Déc /2009 08:12
Lundi 7 décembre 2009

321- NERJ - Le stade de la pensée préopératoire chez les petits.


          Quelques uns de mes anciens élèves se sont étonnés de ne pratiquement plus me voir "montrer" les mouvements de judo...

Les raisons en sont multiples.

          D'une part je suis handicapé par une arthrose généralisée qui limite la plupart de mes actions et brise la coordination souple de mes démonstrations. Je n'ai donc plus les moyens de surprendre mon auditoire par une efficacité "magique" , dont j'avais l'usage et le privilège... autrefois...! 

          Ainsi, je ne veux pas être un mauvais exemple aux yeux de mes élèves.

          D'autre part, chaque individu a ses caractéristiques et il vaut mieux lui faire découvrir les actions par une recherche, que de lui faire une démonstration magistrale qui ne correspondra pas forcement à ses caractéristiques morphologiques.

          Enfin, je me suis aperçu que très tôt, l'enfant arrive à voir ce que l'on évoque. Ceci à la suite d'une confrontation systématique de son corps avec des contraintes d'espace et de temps. Alors, plutôt que la démonstration magistrale à reproduire, la mise en place de situations problèmes fait que très vite, l'enfant vit sa propre recherche, face aux règles imposées des jeux proposés.

          D'une manière quasi systématique les jeux d'échauffement permettent cette confrontation. C'est l'expérience du corps qui se déplace ou se meut dans des environnements multiples avec des contraintes de tout ordre qui conduisent l'enfant à mieux contrôler son corps et améliorer la conduite de ses actions.

          Dès lors, la représentation des images mentales, va rendre la pensée plus mobile, et la relation reversible de l'action vers la pensée, et de la pensée vers l'action va optimiser la qualité d'exécution.



          Sans être à un stade où l'élève va construire une action en la basant sur une hypothèse (ce qui sera le cas plus tard), le fait d'associer systématiquement et concrètement la pensée à l'action, révèle la notion d'exécution plus ou moins bonne, et implique chez lui, la connaissance de son schéma corporel. Mais c'est un nouveau chapitre dont nous aurons l'occasion de parler prochainement.

A suivre...
JMO





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Dimanche 8 mars 2009 7 08 /03 /Mars /2009 07:16

Dimanche 8 mars 2009

239 - TRAVAIL EXPERIMENTAL AVEC LES 4-5 ANS A L'NERJ (1/2)



     Le GR00
ou cours du Baby-judo fonctionne chaque JEUDI de 17h30 à 18h30. Il s'adresse aux 4 ou 5 ans, c'est à dire aux enfants qui fréquentent les classes de moyenne ou de grande section de maternelle.

     Si les 45 minutes de ce cours sont tout un spectacle pour les parents, pour le Prof, c'est autre chose !

 

     Il devient le dompteur sur une piste de cirque, ou le magicien qui fascine les enfants. Ou  quelques fois,  il devient l'incapable qui n'arrive pas à s'imposer !


 Car les enfants de cet âge aspirent à une exploration de tout ce qui les entoure, sans contrainte.


     Leur "moi" les pousse à s'ouvrir au monde. L'image qu'ils se font d'eux les conditionnent. Et ils évoluent au gré de leurs expériences et de leurs rencontres.



Et à l'NERJ les rencontres sont nombreuses :
* l'espace
* la salle,
* le professeur
* le judogi,
* la ceinture

* le matériel mis à disposition
* le partenaire
* les autres enfants


Et les désirs, les aspirations et les caractères de chacun s'expriment . On y reconnaît:
* le désir d'être reconnu
* le désir de plaire

* l'aspiration à être le dominant
* la volonté de s'opposer, de bouder...
* etc..

     Tous les élèves à cet âge, devant la diversité de l'environnement, ont une durée d'attention fluide. Elle peut varier d'une seconde à l'autre. Et bien sûr, dans un groupe, ces variations sont rarement simultanées ni sur les mêmes sujets.
La tendance au chaos en résulte ; c'est en raison d'un état d'investigation latent chez chacun, d'un état d'esprit naturel, et d'une exploration libre individuelle liée à chaque Ego... 


     L'art du Prof  va être de capter simultanément l'attention de tous, sur une série de jeux...  d'activités, et  de garder l'attention collective sur 45 mn. Le Dojo doit devenir un espace de découverte collective traitant  simultanément, pour tous, du même sujet !

      Ce contrôle des enfants est véritablement tout un art, et n'est jamais acquis d'une séance à l'autre.

     Même les enseignants confirmés craignent les effets de "blocage",  de "papillon" et  de "boule de neige". Car le désintérêt d'un enfant devient vite contagieux. Une mouche, peut vous casser le bon déroulement d'une activité. Et si l'un des élèves se désolidarise d'une activité,  le groupe entier porte son attention sur lui et ne reprend pas spontanément, l'intérêt collectif pour l'activité engagée.

Blocage !

     Après vingt ans d'interruption dans ce travail avec les enfants de cet âge - dont quinze ans consacrés à l'optimisation du haut niveau africain - et après avoir repris à la base en 2005, une conclusion s'impose : « les petits d'aujourd'hui » ne sont plus tout à fait les mêmes que « les petits d'avant ».

     Ce qui était facile avant, ne l'est plus maintenant.


     D'une manière générale, la contrainte, n'est plus de mise. La conséquence sur les comportements des enfants est nettement visible : ils sont déplacés (absence de respect) et réitérés (insoumission aux règles d'éducation simples) . 
    
     L'éducation en amont de l'école, au niveau des familles, est inégale, et souvent non contrôlée. Et la réaction de beaucoup de familles commence à traduire  l'inquiétude.

     L'article du Sud ouest du 7 mars 2009, portant sur le Comité des parents d'une Ecole maternelle de La Pallice, explicite un malaise.
     Des parents s'expriment ainsi : « Nous ne voulons pas absolument pas mettre en cause tel ou tel enfant, ni évidemment les parents, mais nous considérons que la situation est désormais grave, et qu'elle pèse aujourd'hui sur l'ensemble des enfants » explique une maman.

     Et elle continue : « Nous avons décidé de mener une action pour sensibiliser l'inspection académique et les représentants de la Mairie à ce problème, avec une demande impérative : renforcer les moyens de surveillance à l'école ». Le problème est donc profond !


     Face à une telle évolution, constatée également à l'NERJ, sur ce comportement d'un groupe de 4 et 5 ans, une expérimentation est envisagée pour le troisième trimestre de la saison 2008-2009. L'aide des mamans chez les enfants de cet âge est nécessaire.

     D'avril à juin 2009,  nous souhaitopns les impliquer pour que le sport famille soit éducation pour tous.

     "10 mamans - 10 enfants"  seront acceptés, pour une initiation des 4-5 ans.  Eventuellement, cette démarche expérimentale sera reconduite sur la rentrée de septembre 2009.


Explications sur ce projet dans le prochain article...


A suivre...

JMO

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Lundi 10 novembre 2008 1 10 /11 /Nov /2008 08:02
lundi 10 novembre 2008.

225 - De la difficulté des débuts de saison avec les 4-5 ans

Un groupe de 4 à 5 ans

          Depuis octobre, le nombre d'enfants qui fréquentent le cours des 4-5 ans est passé de 6 à 12. De plus, cet effectif  comporte 50% d'élèves de 4 ans. Situation nouvelle qui pose le problème de l'adaptation plus lente des enfants de 4 ans.

          La stratégie habituelle se révèle inadaptée. D'une part si l'on aborde  trop rapidement les situations de découvertes pour les quatre ans c'est trop lent pour les 5 ans, qui souhaitent passer du seuil de la découverte à celui de l'exécution et de la répétition !

          Vous devinez qu'à l'inverse, aller trop vite,  fait que les 4 ans ne peuvent pas suivre, courent des risques dans la pratique, et se mettent en péril tout en perturbant la séance !

          C'est pour cette raison, que l'assistance des parents est requise pour une aide particulière.
Cette aide élémentaire, commence en amont, dès l'arrivée dans le Dojo. Il faut alors veiller à la bonne exécution des consignes suivantes qui devront être exécutée par l'enfant seul lorsqu'il aura six ans :

1- Entrer calmement dans le Dojo
2- Ne pas monter sur le tapis avec les chaussures .
3- Bien grouper les vêtements dans le vestiaire
4- Avoir doté le pantalon du Judogi par un élastique plat qui maintiendra le vêtement à la taille sans trop la serrer
5- Passer systématiquement par les toilettes
6- Nouer correctement  la ceinture
7- Attendre le début du cours assis sur le banc

          Pendant le cours, la présence de mamans et de papas est requise afin de veiller à la sécurité générale.

1- Pour éviter, par leur présence une dispersion des activités
2- Pour permettre la constitution de groupes réduits sur plusieurs ateliers.
3- Pour accompagner aux toilettes les enfants qui auraient soif ou envie d'uriner.

          D'autre part, en temps que Prof de Judo, et ancien instituteur de l'enseignement primaire, je vais prendre contact avec l'inspectrice de l'enseignement en maternelles, pour demander à assister à quelques heures de classe en moyenne section, et  éventuellement être observé, pendant mes séances baby-judo, à des fins de perfectionnement.

Nous ferons le point en janvier, lors de l'Assemblée Générale.

A suivre...
JMO




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Lundi 6 octobre 2008 1 06 /10 /Oct /2008 22:13

lundi 6 octobre 2008

213- Le mot du Prof



          Les Professeurs de Judo ont été les premiers à enseigner une activité sportive dès le plus jeune âge, et au départ,  ce rôle de précurseur les a laissés quelque peu désarmés face aux problèmes de  l'enseignement pour les enfants.

          La première méthode a été de considérer les jeunes judokas comme des mini-adultes. C'était une solution un peu normale pour tous ceux dont les études après le BAC avaient éludé la question de l'évolution des caractéristiques biologiques  et psychologiques de l'enfant jusqu'à à l'âge adulte.  Il  suffisait alors de dispenser un mini-judo calqué sur celui des anciens, pratiqué de façon moins intense,  et agrémenté de quelques jeux.

          Heureusement quelques judokas, enseignants de profession, et éclairés, ont travaillé sur le sujet. Pour ne citer que quelques uns d'entre eux GUEZ, MIDAN, ROCHE ont structuré une approche pédagogique adaptée. C'est sur ces bases que nous travaillons à l'NERJ.

          Pas question de former un judoka très tôt, mais simplement de participer à l'éducation des enfants par un moyen simple : le Judo.

          Le judo devient alors une partie de l'éducation fondamentale qui aborde un contenu d'éducation physique généralisée, sans pour autant dénaturer le judo en temps que sport de combat (sport où l'on peut se rouler par terre, s'attraper, se battre).

          Ce n'est qu'à partir de 13-15 ans que commence véritablement l'étude du Judo. Un judo, basé sur des situations problèmes à résoudre. On y retrouve alors les techniques des anciens qui peuvent permettre d'améliorer ce que l'on a acquis. Agir, réfléchir, comprendre, s'améliorer en s'entraidant les uns les autres. Jean Xavier, le prof du cours des adolescents et des adultes agit en ce sens, et c'est fort bien. Il n'est hélas disponible que le soir !

          C'est pour toutes ces raisons que notre recherche d'enseignants sous entend pour les candidats :

  • * Le grade minimum de la ceinture noire deuxième dan
  • * La possession d'un diplôme d'enseignement (BE + autres) ainsi qu' un savoir faire pédagogique et pratique immédiat, aussi bien face  face aux enfants qu'aux adultes,
  • * Une connaissance de la programmation et de son suivi.
  • * L'obligation d'un passif de résultats en compétitions (si possible accés en national)
    qui traduit une expérience réelle sur le terrain à un moment donné.

          Maintenant, dès l'instant où l'enthousiasme et l'envie de bien faire, prennent le pas sur les insuffisances, la voie est ouverte. Il suffit de chercher, travailler et réussir.

A suivre...

JMO





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Lundi 15 septembre 2008 1 15 /09 /Sep /2008 13:54

lundi 15 septembre 2008

208- C'est reparti

L'NERJ a réouvert ses portes depuis une semaine et compte déjà une quarantaine de réinscriptions. Quelques affichettes placées ça et là, un article dans la presse - merci au Journal SUD-OUEST - et la publicité de bouche à oreille, comme les autres années.

Mais cette année, Jean Xavier LERICHE s'occupe particulièrement des adolescents et des adultes. Un plus dans l'activité de l'NERJ, mais un souci pour les dirigeants qui doivent maintenant songer au salaire du nouveau Professeur. Même s'il a accepté d'indexer son nombre d'heures rémunérées sur les entrées de cotisation, il n'en est pas moins important de pouvoir lui offrir un nombre d'heures correct pour remplir sa mission avec son groupe.

Il faut donc fiabiliser chacun des cours.

Louis et Yoan ont commencé en 2005, ils avaient déjà fière allure !
Depuis nous pouvons prêter des judogis (vêtements pour la pratique du Judo).

Tous les élèves de 5 ans, inscrits l'an dernier, sont passés maintenant sur le groupe 10, et ont quitté le cours du Baby Judo. Une quinzaine de places sont donc disponibles sur ce cours du Jeudi soir de 17h30 à 18h30 qui s'adresse aux enfants de moyenne et grande sections de maternelle.

Quels sont les objectifs de ce cours pour de si jeunes enfants ?

1- Ils doivent suivre avec intérêt leur cours de Judo
2- Connaître le vocabulaire usuel issu des activités Judo à la salle
3- Répondre dans la mesure de leurs capacités aux demandes du Professeur.
4- Formuler des phrases simples pour exprimer ce qu'ils font, et les besoins qu'ils ont.
5- Restituer correctement certaines particularités phonologiques liées aux mots japonais utilisés en Judo.
6- Reconnaître leur signification et les utiliser.

Tous les moments de la séance, véritables repères chronologiques, sont privilégiés. Le cérémonial, l'échauffement, les jeux , l'attention aux autres, le rangement du matériel, le vestiaire... Lors de cette imprégnation pour chaque séance, la compréhension s'améliore et est facilitée par le geste, les mîmes...

L'enfant est sollicité pour développer ou acquérir, consolider sa motricité, seul ou en groupe, et l'inter-motricité en privilégiant équilibration, locomotion, préhension et habiletés composites.

Les séances courtes et régulières retiennent au maximum l'intérêt de chacun ainsi que l'aspect physique, esthétique, logique. Egalement la communication. Tout est mené de front.

La pratique circonstanciée, adaptée au plus grand nombre,  se fait au fur et a mesure en développant un listing de compétences dans l'action et dans la communication.

Ainsi vous pourrez voir et entendre les enfants :
*  parler d'eux, en se présentant, en donnant leur nom, leur prénom, leur âge,
 * parler aux autres, se saluer ; parler de ce qui plaît ou ne plaît pas,
 * demander la parole, une aide , une permission...
 * et agir ensemble

Tous les enfants, accompagnés de leurs parents  peuvent venir "essayer" le baby judo, chaque jeudi de 17h30 à 18h30, au DOJO BONPLAND, 44 rue Gambetta - LE ROCHELLE.

Attention il n'y a que quinze places.

A suivre...
JMO

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Vendredi 30 mai 2008 5 30 /05 /Mai /2008 08:38

Dimanche 25 mai

193 - DE LA MOTRICITE INDIVIDUELLE A LA MOTRICITE AVEC "ENGINS"


Vendredi 23 mai, le foot était à l'honneur au cours du GR10.


Des plots, des cerceaux, des buts, jalonnaient les deux tapis.



Les ballons en mousse sollicitaient l'usage des jambes
* pour le contrôle du ballon
* pour la locomotion
* pour le tir sur cible...

et surtout pas les mains !

          Si sur le court terme, se servir des jambes pour des tâches multiples vise le développement d'habiletés fondamentales,
sur le plus long terme, c'est une approche des mouvements de jambes en judo.

PRECISIONS
          Depuis octobre dernier, nous nous sommes penchés sur la motricité de chaque enfant débutant (4 à 6 ans), et avons cherché à la faire évoluer par la variété de tâches. C'est ainsi que l'équilibration, la locomotion et la préhension ont été revues maintes fois, en changeant "la donne" très souvent. 



         Toutes les actions mises en oeuvre, marcher, courir, sauter, s'accrocher, grimper, ramper, rouler.... dans différentes positions, dans différentes directions, ont fait la une de nos cours, tout en les intégrants peu à peu dans des jeux collectifs, avec des règles de plus en plus élaborées.

          Ces activités  ont eu pour objectif :
*  l'acquisition d'habiletés motrices fondamentales,
*  le développement de l'attention portée aux autres
*  le respect des régles.

L'assurance et l'attention des enfants ont été accrues par toutes ces expériences...

          A cette période de l'année, après un an de pratique avec les petits, nous commençons à cibler un passage progressif de l'activité individuelle à une activité de coopération et d'opposition entre deux ou plusieurs enfants. Ce passage à l'intermotricité s'accompagne d'une observation  mutuelle plus attentive, et d'une appréciation évaluant vitesse, coordination, équilibre des autres.... pour arriver à la pratique du judo.

Les outils qui préparent cette relation avec l'autre, vont de l'usage de la corde à sauter, au cerceau, au mini trampo, à la corde lisse, aux mannequins, aux bâtons, aux plots, aux ballons... pour ensuite observer le partenaire avant d'agir avec lui.

Les résultats portés sur les tableaux permettent de matérialiser les progrès de chacun, car tout le monde progresse à sa vitesse. La réflexion, l'aide aux autres, l'entraide, excluent la moquerie devant la maladresse. Nous y veillons particulièrement.

A suivre...
JMO


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Dimanche 30 mars 2008 7 30 /03 /Mars /2008 11:08
Dimanche 30 mars 2008 

182 - Expérience motrice et processus de raisonnement (1).
J'existe en jouant

          C'est essentiellement par l'expérience motrice, en tâtonnant par essais et par erreurs successives, que nos 6-8 ans progressent. Mais dès l'instant où l'on introduit l'observation et le raisonnement, l'activité s'accroît et se rationnalise.

          Au cours du GR10 (enfants débutants) l'enthousiasme nait spontanément dès le début du cours. Après le cérémonial du salut, les jeux à courir, à ramper, à sauter... génèrent l'adhésion à 100%. C'est l'activation générale du corps et de l'esprit.

L'épervier, variante du jeu du loup

          Le jeu du loup, et ses variantes sont les premiers jeux d'échauffement. Comme beaucoup de jeux, ils servent  non seulement à faire courir les judokas, mais aussi à ce qu'ils structurent l'espace d'évolution, à faire respecter une règle, et à la prise de conscience des autres. Pas besoin d'explications, on comprend très vite et on aime !

          Les variantes telles que l'épervier (et ses variantes) permettent d'augmenter le temps de course tout en le fractionnant, et en nuançant les consignes.

Yoann cible ses adversaires
.
           Dans ce dernier jeu, parmi les diversités proposées, l'utilisation d'un mannequin pour toucher les autres élèves a été une découverte importante, assez difficile à utiliser pour les plus jeunes.
          En effet, le mannequin n'est pas lourd mais encombrant. Lors des premiers essais, il n'a pas été rare de voir les enfants, encombrés par ce mannequin, tomber. Ils ont du apprendre intuitivement à se redresser et à gainer leur corps pour courir vite et garder l'équilibre.
            Ce problème résolu, l'éducation de l'effort et la sollicitation du plaisir sont allées de paire.
           Susciter le plaisir des élèves n'a pas pour but unique de les divertir,mais le moyen de les faire progresser dans la maîtrise des habiletés. "Combien d'enfants vas-tu toucher avec le mannequin sur trois passages ?"
et l'engrenage est lancé !

Chaque élève doit noter sa performance.

        
  L'effectif volontairement restreint de ce cours a permis de noter les résultats des élèves sur un tableau à double entrée. Après chaque série de trois passages, chaque élève devait noter sur la ligne de son nom  et dans la bonne colonne, sa performance.

La maîtrise du tableau à double entrée.

Une des colonnes intitulée "contrôle de soi" était destinée à recevoir une appréciation sur le comportement pendant la totalité de la partie. Tout manque d'attention, ou toute attitude rélâchée était automatiquement inscrite dans la case, comme dans le jeu du "pendu". Rassurez-vous ! au premier manquement c'est le rond du visage qui était dessiné, au deuxième un oeil, puis l'autre oeil, puis le nez... restait à dessiner la bouche qui à la fin de la partie était automatiquement souriante, si l'on avait pas eu un cinquième avertissement !



L'échauffement avait pris une demi heure !

A suivre...
JMO





Par JMO - Publié dans : nerj - judo - pédagogie
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